Douce amie de l'humain,
Je coule entre tes mains,
T'hydrate le corps quand il fait chaud,
Je me nomme « eau »,
Je fabrique les rivières et océans,
En moi la vie se répand,
Du petit poisson rouge,
Au grand requin blanc,
Mais des fois je répands la mort,
Laissant derrière moi des milliers de corps,
Arrachant à vos petites vies,
Vos fils et vos filles,
Je suis flamboyant dans la nuit,
Grâce à moi les aliments sont cuits,
Je réchauffe ton âme l'hiver,
Lorsque le soir tu fais tes prières,
Je suis le feu du début du monde,
Parcourant la mappe monde,
Découvert il y a des milliers d'années,
Par des hommes qui ne pensaient qu'à manger,
Je détruis vos maisons,
Souvent sans aucune raison,
D'autre fois c'est vous qui m'appelez,
Vous m'allumez pour tout brûler,
Invisible pureté de la terre,
Je vis partout je suis « l'air »,
Je remplis vos poumons de vie,
Sans moi tout est fini,
Je suis composé d'atome,
Pour pouvoir faire respirer l'homme,
Lui donner chaque jour sa dose,
Pour qu'il continue ses proses,
A cause de moi le feu consume vos vies,
Des assassins arrachent vos envies,
Je compose également le vent,
Qui emporte avec lui amis, familles et parents,
De mon être tout vit,
L'eau, le feu et l'air sont mes amis,
Vous pouvez vivre sur moi,
En profitant de mon désarroi,
Ronde planète suspendue dans le néant,
Je procure la nourriture à vos enfants,
Je suis rouge, brune ou calcaire,
Je me prénomme la terre,
Vous m'utilisez à vos fin,
Mais vous ne voyez pas le malin,
Alors je tremble de colère,
En mettant vos vies dans la galère,
Gabriel
|